Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 15:34

                             Ambition humaine

 

Tapi là dans un angle de ce gîte infamant

 En ce  premier novembre au goût de fête des morts

Mon amour est parti, et c’est à pêne l’aurore,

Tel le dormeur du val que l’on croit sommeillant

 

De cette alcôve j’observe par la fenêtre en face

 Et au-delà l’automne laissant impitoyable

Des myriades de feuilles s’échoir dans la mélasse

Toutes promises à la mort d’un souffle abominable

 

Bien en deçà encore de ce cadre exigu

Mon âme mélancolique recluse comme un atome

Cherche inlassablement la jouissance et l’arome

D’un cœur complémentaire et joint à son salut

 

Si les feuilles désunies se ramassent à la pelle

De même, chaque corps poussière  s’achève au charnier 

Hâtons-nous donc humains de ne point dédaigner

L’union, la main tendue qui nous rend immortels 

 

Cessons donc de gémir, d’attendre l’au-delà

Nous sommes le libre arbitre, le nectar et la vie

Cependant que ces feuilles à l’allure décatie

N’ont d’autres alternatives que scandale et trépas

 

Nul analogie donc, si l’homme vient à aimer

Qu’un dessein ici bas l’enjoint à investir

Serin, à l’heure venue, il avisera Zéphyr 

De son ferme enthousiasme, que nul ne peut ôter

Par realer - Publié dans : Poèmes - Communauté : Etre pour les autres.
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